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  • Photo du rédacteurWilliam G.

Wallace Cleaver – baiser : une ode à l’introspection



Déjà remarqué depuis ses grosses phases sur le Grünt 57, Wallace Cleaver a fait grande impression en sortant un des meilleurs projets de cette année : « baiser ».




Alors oui, le nom de ce projet est assez équivoque et peu diviser mais son contenu, lui, est difficilement critiquable. Du kickage pur aux exaltations en passant par les mélodies : Wallace Cleaver n’a pas fini de surprendre et ce pour notre plus grand plaisir.


Dès l’intro, le jeune rappeur du Loir et Cher rassure sa fanbase qui attendait son projet depuis 2 ans. Il revient plus fort que jamais : la plume est mature, le flow est maîtrisé à la perfection, le message est puissant. La prod simple en apparence de l'intro est en réalité une véritable pièce d’horlogerie. Il aborde ses échecs, son mal être (parfois amoureux) mais surtout son nouveau départ.




« Sauter d’la falaise pour qu’mes ailes se déploient » çalavie

Tout au long de l’album Wallace Cleaver va se dévoiler un peu plus et présenter différents styles : du découpage, de la 2step, de la mélodie ou encore des sonorités nouvelles assez « new wave ». Un thème clef découle néanmoins des morceaux : la tristesse.


« La tristesse, j’la cultive pas, j’l’accueille » dans ma tête



On appréciera la parenthèse « violente » du feat avec Django qui est très réussie. Malgré tout, si les 2 font un vrai travail d’égotrip, celui-ci reste tacheté de phases sur leur santé mentale fragile et sur le monde fracturé. On retrouve aussi en featuring un rappeur anglais : dxvl.





A plusieurs moments dans l’album, Wallace Cleaver s'adresse directement aux auditeurs. Il se confie poétiquement et utilise de nombreuses métaphores pour aborder les changements de sa vie, notamment dans « merci pour la douleur ». Il fait d’ailleurs un bel hommage à Jean D’Ormesson lorsqu'il disait « merci pour les roses, merci pour les épines ». Celui-ci parlait de la vie et de ses déboires comme le fait le Wallace Cleaver avec une sorte de bilan final avant l’heure.




« merci pour la douleur, merci pour les couleurs, merci pour la douceur et de rien pour tout » merci pour la douleur


Sheldon et Mairo sont aussi présents dans l’album et clôturent en quelque sorte le bal . Wallace Cleaver fait vraiment un pas dans leur univers et c’est très appréciable que ce soit dans la douceur avec Sheldon ou le rap pur de Mairo.


Pour découvrir ce projet voici une petite sélection de morceaux :


Pour découvrir un très bon piano-voix, écoutez "ça la vie", pour de la mélodie "de rien pour la douceur", pour du rap pur le feat avec Mairo "le vent" mais aussi celui avec Django: "benelli828" (en référence au fusil).


Si vous avez un peu de temps, il est préférable néanmoins d'écouter le projet en entier car l'enchaînement des morceaux a un vrai sens.




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